Un portrait britannique, une inscription bengalie, un croissant, une montagne : les monnaies du Pakistan conservent des histoires que leur seul nom ne révèle pas. Suivre leurs images et leurs ateliers permet de comprendre comment une unité héritée devient un signe de souveraineté.
Avant la roupie : les routes de l’Indus
Bien avant la fondation du Pakistan, les régions de l’Indus, du Gandhara et du Pendjab appartiennent à de vastes espaces d’échanges. Leur histoire monétaire ne commence pas avec un billet imprimé à Karachi : elle se lit dans de petites pièces d’argent poinçonnées, des monnaies indo-grecques, puis des émissions kouchanes. Les collections du musée de la State Bank of Pakistan permettent de suivre ces mondes successifs, sans les confondre avec un État moderne.
Une monnaie ancienne est un objet de circulation autant qu’une déclaration de pouvoir. Un portrait, une divinité, une écriture ou une marque d’atelier renseignent sur les autorités qui la produisent et sur les publics auxquels elles s’adressent. Les monnaies bilingues du monde indo-grec rappellent que les échanges traversaient déjà des frontières linguistiques. Elles n’étaient pourtant ni des roupies, ni des « monnaies pakistanaises » au sens national actuel.
Dans ces régions, les pièces des pouvoirs du Sindh, des sultanats et des empires ultérieurs introduisent d’autres inscriptions et d’autres références religieuses. Il faut donc distinguer deux histoires emboîtées : celle, très ancienne, des monnaies utilisées sur le territoire, et celle de la roupie, un nom et un type de pièce qui s’imposent beaucoup plus tard.
Une pièce d’argent traverse les empires
Le règne de Sher Shah Suri, de 1540 à 1545, constitue un repère décisif. Sa rupiya d’argent, d’un poids de référence d’environ 178 grains, soit 11,5 grammes, donne à l’histoire de la roupie un objet matériel bien identifiable. Le mot appartient à une ancienne famille de termes liés à l’argent et au métal travaillé. Sher Shah n’invente donc ni les échanges ni le monnayage : il consolide un standard appelé à une longue postérité.

Les souverains moghols poursuivent la frappe de roupies dans de nombreux ateliers. Sur une pièce, le nom du souverain, la date et l’atelier ne sont pas des détails accessoires : ils situent l’émission et affirment l’autorité qui garantit le métal. Lahore tient une place importante dans cette géographie monétaire. La roupie traverse ensuite les recompositions du pouvoir dans le Pendjab et l’expansion britannique.
Sous la domination britannique, la monnaie métallique et le papier sont progressivement organisés à l’échelle de l’Inde administrée par les Britanniques. La loi de 1861 réserve l’émission du papier-monnaie au gouvernement ; la Reserve Bank of India reprend la gestion monétaire lors de sa création en 1935. C’est ce système que la Partition trouve en place. La continuité du nom « roupie » masquera bientôt une rupture profonde : deux autorités souveraines vont utiliser des monnaies différentes portant le même nom.
SBP Museum — Suri Dynasty · Shailendra Bhandare, A Silvered Past — Ashmolean / Oxford · Reserve Bank of India — Evolution of Paper Currency · Reserve Bank of India — Brief History
1947 : faire circuler la monnaie pendant la Partition
À l’indépendance du Pakistan en août 1947, créer une banque centrale ne peut se faire en quelques jours. Il faut des agents, des réserves, des comptes et un réseau capable d’approvisionner les banques. Les déplacements de population et la désorganisation des échanges rendent la continuité des paiements particulièrement importante : un billet familier conserve une utilité immédiate, même lorsque l’autorité politique a changé.
La RBI assure provisoirement les fonctions de banque centrale pour le Pakistan. Le calendrier initial prévoyait la fin septembre 1948 ; la séparation institutionnelle intervient finalement plus tôt, à la fin juin. Il ne s’agit donc pas d’une gestion conjointe entre la RBI et une SBP déjà active depuis août 1947. La banque pakistanaise reste à mettre en place.
La chronologie du papier ne coïncide pas exactement avec celle des institutions. Des billets hérités de l’Inde britannique continuent d’être utilisés ; des types adaptés sont ensuite introduits ; une banque centrale nationale entre en activité ; des modèles nouveaux suivent. Résumer ce passage par une unique « création de la roupie en avril 1948 » empêche de comprendre comment une indépendance monétaire se construit matériellement.
Reserve Bank of India — Brief History · United Nations — Economic Survey of Asia and the Far East 1948 · SBP — Inauguration, 1 July 1948
1948 : trois dates, trois étapes
Le 1er avril, des billets de type indien spécialement adaptés pour le Pakistan sont mis en circulation. Leur portrait de George VI révèle l’héritage de fabrication ; les inscriptions anglaise et ourdoue désignent désormais le gouvernement pakistanais. On les appelle souvent « billets surchargés ». Le musée de la SBP précise pourtant que, pour cette émission officielle, les inscriptions résultent de plaques d’impression modifiées, et non d’une surcharge ajoutée après impression.

Le 1er juillet, Muhammad Ali Jinnah inaugure la State Bank of Pakistan. Zahid Husain en est le premier gouverneur. Cette date marque le fonctionnement d’une autorité monétaire propre au pays. La RBI n’est plus la banque centrale du Pakistan.
Le 1er octobre, une série d’urgence de conception pakistanaise est émise en valeurs de 5, 10 et 100 roupies. Thomas De La Rue la fabrique en Grande-Bretagne. Le croissant et l’étoile y remplacent le souverain britannique comme signe d’identification. Ces étapes rapprochées expliquent pourquoi plusieurs billets très différents peuvent appartenir à la même année fondatrice.
SBP Museum — Pakistani Currency · United Nations — Economic Survey of Asia and the Far East 1948 · SBP — Inauguration, 1 July 1948
Lahore et Karachi : fabriquer l’indépendance
La souveraineté monétaire dépend aussi des ateliers. À Lahore, une installation créée pendant la Seconde Guerre mondiale devient la Pakistan Mint après l’indépendance. L’histoire officielle de l’atelier fait commencer son fonctionnement en septembre 1943. Il faut distinguer cette date de celle des premières pièces nationales, émises en 1948.

Le papier suit une autre chaîne industrielle. La Pakistan Security Printing Corporation est fondée le 10 mars 1949 avec la participation de Thomas De La Rue. L’enjeu dépasse le remplacement d’un fournisseur étranger : imprimer des billets suppose du papier de sécurité, des encres, des savoir-faire de gravure, des contrôles et une livraison protégée. La création de Security Papers Limited en 1965 renforce cette maîtrise locale en réduisant la dépendance envers le papier importé.
Une pièce est frappée entre des coins d’acier ; un billet associe différentes opérations d’impression et des éléments intégrés au papier. La Mint et l’imprimerie ne sont donc pas deux noms pour une même institution. La banque centrale, de son côté, organise l’émission et la circulation. Cette répartition explique comment un même signe monétaire relie décision publique, technique industrielle et gestes quotidiens.
Pakistan Mint — History · Pakistan Security Printing Corporation — About us
Les écritures d’un pays en deux parties
Le Pakistan de 1947 comprend deux ensembles séparés par le territoire indien. Le Pakistan oriental correspond à l’essentiel du Bangladesh actuel. Sur les émissions destinées à cet ensemble national, l’ourdou, le bengali et l’anglais donnent à la monnaie plusieurs visages linguistiques. Les lettres bengalies sur un billet ne sont donc pas une curiosité étrangère : elles appartiennent à l’histoire même de la roupie pakistanaise.

Une inscription peut aider à reconnaître une valeur, mais elle indique aussi qui est représenté dans l’espace public. La langue des billets touche ainsi à l’appartenance politique. Le lecteur d’une collection peut suivre ces choix en comparant les écritures, leur taille et leur emplacement, plutôt qu’en regardant uniquement le portrait central.
Les paysages et les activités économiques jouent un rôle comparable. Une embarcation chargée de jute ou des plantations de thé rappellent l’aile orientale ; d’autres monuments ancrent le récit dans le Pendjab ou le Sindh. Ces images composent une géographie nationale sur papier. Elles ne prouvent toutefois ni l’égalité des ressources entre régions ni l’accord politique de leurs habitants. Un billet montre la représentation choisie par son émetteur, pas la totalité de la société.
1961 : apprendre à compter en cent paisas
Au début de l’indépendance, la roupie se divise en 16 annas, chaque anna valant 4 pice, soit 64 pice pour une roupie. Les catalogues exigent de la prudence : pice, paisa et leurs pluriels ne désignent pas toujours la même fraction selon la date. Il faut lire le système auquel appartient l’objet.
Le 1er janvier 1961, le Pakistan introduit la monnaie décimale : une roupie vaut désormais 100 paisas. La roupie reste l’unité principale ; ce sont les fractions qui changent. La réforme ne retire donc pas deux zéros aux prix et ne crée pas une « nouvelle roupie » valant plusieurs anciennes.

Pour mesurer le changement de calcul, un quart de roupie correspond à 4 annas dans l’ancien système et à 25 paisas dans le nouveau. Le commerçant doit désormais raisonner en centièmes. Les nouvelles petites pièces rendent cette décision concrète jusque dans les achats modestes. Les frappes de 1, 5 et 10 paisas paraissent en 1961 ; celles de 25 et 50 paisas suivent en 1963.
La diversité des formes et des dimensions aide à distinguer les pièces. Le motif n’est pas leur seul langage : poids, diamètre et contour fournissent des repères à la main comme à l’œil. La petite pièce de 1965 illustrée ici conserve aussi la trace de la pluralité des écritures de cette période.
Pakistan Mint — History · Pakistan Mint — Catalogue of circulating coins
Les billets qui accompagnaient le pèlerinage
Une branche particulière de la roupie accompagne les pèlerins. À partir de 1950, des Haj notes, ou billets du hajj, sont prévus pour un usage extérieur lié au pèlerinage. Leur existence répond à un problème concret de contrôle des sorties de monnaie. Ce papier ne constitue pas une nouvelle devise nationale : il s’agit d’une émission spécialisée, à destination déterminée.

L’inscription d’usage pour les pèlerins du Pakistan modifie la lecture du billet. Le 10 roupies illustré précise « Arabie saoudite seulement » ; d’autres émissions mentionnent aussi l’Irak. Contrairement à une roupie ordinaire, il n’a pas cours légal à l’intérieur du Pakistan. Sa fonction dépend donc autant de la mention imprimée que du chiffre de sa valeur faciale.
Le billet de 10 roupies photographié par les Khalili Collections porte le numéro A/13 027281. Ses jardins représentés et sa mention d’usage combinent un paysage du pays et une destination extérieure. Il permet d’observer un objet prévu pour une circulation particulière sans le confondre avec une coupure domestique. Son intérêt historique tient à la rencontre de trois mondes : les déplacements religieux, la gestion des devises et le travail des imprimeurs. Les émissions et leurs variantes s’échelonnent dans le temps ; la naissance du dispositif en 1950 ne date pas automatiquement chaque exemplaire illustré.
SBP Museum — Haj Notes · Khalili Collections — 10 Rupee Hajj Banknote, ARC.MX 697
Jinnah, puis la rupture de 1971
Le portrait de Muhammad Ali Jinnah devient un élément majeur de l’identité fiduciaire. Le billet de 100 roupies introduit le 24 décembre 1957 associe son effigie à un filigrane et à un fil de sécurité. Le visage du fondateur relie ainsi mémoire nationale et identification du billet ; il n’était pas déjà présent sur toutes les premières émissions de 1948.
La guerre de 1971 et l’indépendance du Bangladesh rompent l’espace monétaire commun aux deux ailes du Pakistan. Il serait réducteur d’en expliquer les causes par la seule monnaie : les enjeux politiques, linguistiques, militaires et sociaux dépassent largement la banque centrale. Mais le papier conserve les traces visibles de cette rupture, dans les inscriptions comme dans les mesures de retrait.
En juin 1971, les autorités pakistanaises retirent notamment les billets de 100 et 500 roupies, ainsi que ceux portant certaines inscriptions politiques. Au Bangladesh, la transition ne s’accomplit pas en un seul jour : un texte du 4 mars 1972 prévoit encore le retrait des anciens billets pakistanais de 50 roupies à compter du 5 mars. Cette précision documentaire montre la différence entre indépendance politique et remplacement effectif des espèces.
Les écritures et les paysages des émissions suivantes se recentrent sur le Pakistan d’après la séparation. Pour un collectionneur, un billet en bengali devient alors le témoin d’un espace national disparu, et non un simple ancien modèle graphique.
SBP Museum — Pakistani Currency · SBP — Rupay ko Pehchano · Bangladesh — Currency (Demonetisation) Order, 4 March 1972
La valeur change, le nom demeure
L’histoire extérieure de la roupie ne se résume pas à une baisse continue depuis l’indépendance. En 1949, le Pakistan ne suit pas la dévaluation de la livre sterling, contrairement à l’Inde. Les deux roupies cessent donc d’être interchangeables à leur ancienne parité. Le choix intervient dans des économies encore fortement reliées, où une différence de cours peut modifier les échanges de coton, de jute et de produits manufacturés. En 1955, le Pakistan dévalue à son tour.
Après la rupture de 1971, une importante dévaluation intervient en 1972, suivie d’un ancrage au dollar. En janvier 1982, cet ancrage fixe laisse place à un flottement administré. Ces changements concernent la manière de déterminer la valeur extérieure de la roupie. Ils ne sont pas des changements d’unité comparables à une conversion de mille anciennes roupies en une nouvelle.
La transformation des banques est un autre sujet. Les politiques de finance islamique engagées à partir de la fin des années 1970 portent sur les contrats, les modes de rémunération et les institutions. Elles ne créent pas une deuxième roupie. Un montant reste libellé en PKR, que son financement relève d’une formule conventionnelle ou d’un contrat conforme aux principes de la finance islamique.
Pour lire cette histoire sans confusion, il faut séparer le nom de la monnaie, son pouvoir d’achat, son cours extérieur et son support matériel. Une nouvelle coupure peut apparaître sans nouvelle unité ; une dévaluation peut survenir sans changement de dessin. La numismatique éclaire ces transformations, mais elle ne suffit pas à mesurer les conditions de vie à partir d’un billet isolé.
Federal Reserve — Pakistan’s Exchange Rate Policy, 1957 · IMF — Macroeconomic Policies and the Balance of Payments in Pakistan: 1972–1986 · SBP — Islamic Banking
Un pays à lire au revers des billets
Le recto donne une continuité au récit par le portrait de Jinnah ; les revers font voyager à travers des époques et des régions. La famille lancée à partir de 2005 réunit archéologie, architecture, montagne et institutions. Une valeur faciale ne suffit cependant pas à identifier une image : un même monument peut changer de place d’une série à l’autre.
Le tableau ci-dessous porte sur cette famille précise, pas sur toutes les émissions du Pakistan. Il explique les motifs sans constituer un inventaire garanti des espèces ayant cours à toute date future.
| Roupies | Motif | Lecture historique |
|---|---|---|
| 10 | Bab-e-Khyber | La porte de la passe de Khyber, symbole d’un passage entre régions. |
| 20 | Mohenjo-daro | L’archéologie de la civilisation de l’Indus, bien antérieure au Pakistan. |
| 50 | K2 / Karakoram | Le sommet inscrit dans le paysage de haute montagne. |
| 100 | Ziarat | La résidence associée aux derniers mois de Jinnah. |
| 500 | Badshahi Mosque, Lahore | Un monument majeur de l’architecture moghole. |
| 1 000 | Islamia College, Peshawar | L’enseignement comme composante du patrimoine national. |
| 5 000 | Faisal Mosque, Islamabad | La capitale et son architecture religieuse contemporaine. |
Comparer les générations rend ces choix plus intéressants encore : Mohenjo-daro figurait sur un ancien billet de 10 roupies ; Islamia College sur un ancien 100 roupies. L’identité visuelle se transmet donc par déplacements autant que par répétitions. Un monument reste reconnaissable alors que son cadre, sa couleur et sa valeur changent.
Les dispositifs de sécurité font partie de cette conception : portrait en filigrane, fil de sécurité, impression en relief et éléments optiques, selon les coupures. Ils n’ont pas tous la même présence sur chaque billet. Leurs fiches officielles doivent être consultées valeur par valeur.
SBP — 10 rupees, security features · SBP — 20 rupees, security features · SBP — 50 rupees: Karakoram · SBP — 500 rupees, security features · SBP — 1,000 rupees · SBP — 5,000 rupees · SBP — Historical banknote features
75 roupies : deux anniversaires, deux récits
2022 : la naissance du pays
Le billet vert de 75 roupies commémore les 75 ans de l’indépendance. Dévoilé en août 2022, il est mis à la disposition du public le 30 septembre 2022. Le recto réunit Muhammad Ali Jinnah, Fatima Jinnah, Allama Muhammad Iqbal et Sir Syed Ahmad Khan : des personnalités de générations différentes, réunies pour raconter les racines intellectuelles et politiques du mouvement pour le Pakistan. Le revers associe le markhor et le cèdre de l’Himalaya, ou deodar, à un message de protection du milieu naturel.
2023 : la naissance de la banque centrale
Le billet bleu de 75 roupies, émis le 4 juillet 2023, célèbre pour sa part la fondation de la SBP en 1948. Il présente Jinnah et une interprétation calligraphique du siège de la banque par Sadequain. Fatima Jinnah figure au revers, aux côtés de motifs d’énergie solaire et éolienne. La mémoire de l’institution rejoint ici les thèmes de l’accès des femmes aux services bancaires et de l’énergie durable.
Le chiffre 75 ne renvoie donc pas à une réforme de l’unité monétaire. Il transforme un anniversaire en valeur faciale. Les deux billets racontent des événements différents, à un an d’intervalle. Leur intérêt ne se limite pas à la rareté recherchée par les collectionneurs : ils montrent comment une institution choisit de relier son passé à des aspirations contemporaines.
SBP — 75 rupees, Independence anniversary · SBP — Issue of the commemorative 75-rupee note, 2022 · SBP — 75 rupees, central bank anniversary · SBP — Issue of the commemorative 75-rupee note, 2023
Ce qu’un objet monétaire permet de raconter
Regarder une monnaie demande de croiser plusieurs indices. L’émetteur donne le cadre institutionnel ; la signature peut situer une période ; l’écriture renseigne sur le public ; le motif ouvre une porte sur le patrimoine. Le millésime d’une pièce et l’année de conception d’un billet n’ont pas exactement la même fonction. Une photographie de collection ne permet pas toujours de trancher entre toutes les variantes.
Une fiche officielle peut elle-même être ancienne. Ainsi, un document SBP intitulé « Banknotes and coins under circulation » décrit le billet vert de 10 roupies de 1976 avec Mohenjo-daro et l’ancien 100 roupies avec Islamia College. Dans la famille suivante, ces motifs figurent sur d’autres valeurs. Le titre du document ne suffit donc pas : son contenu doit être replacé dans sa génération d’émission.
De même, retrait d’un ancien dessin et disparition d’une valeur faciale sont deux événements distincts. La procédure annoncée en 2015 pour les anciens modèles de 10, 50, 100 et 1 000 roupies ne signifiait pas la fin de ces montants dans les séries nouvelles. Cette distinction évite de lire une ancienne collection comme une liste d’espèces encore utilisables.
De la pièce d’argent de Sher Shah au billet commémoratif, la roupie pakistanaise raconte ainsi plusieurs continuités : un nom partagé avec d’autres monnaies de la région, une autorité nationale construite en 1948, puis des images capables de mettre en récit les langues, les lieux et la mémoire collective. Ce sont ces objets concrets qui donnent sa profondeur à son histoire.
SBP — Historical banknote features · SBP — Withdrawal of old design banknotes, 2015
Sources et crédits
Vérifications documentaires : 15 octobre 2026. Les sources historiques sont lues dans leur contexte de publication ; elles ne fournissent aucun cours commercial.
- SBP Museum — collections numismatiques
- SBP Museum — Suri Dynasty
- Shailendra Bhandare, A Silvered Past — Ashmolean / Oxford
- Reserve Bank of India — Evolution of Paper Currency
- Reserve Bank of India — Brief History
- United Nations — Economic Survey of Asia and the Far East 1948
- SBP — Inauguration, 1 July 1948
- SBP Museum — Pakistani Currency
- SBP — Rupay ko Pehchano
- Pakistan Security Printing Corporation — About us
- Pakistan Mint — History
- Pakistan Mint — Catalogue of circulating coins
- SBP Museum — Haj Notes
- Khalili Collections — 10 Rupee Hajj Banknote, ARC.MX 697
- Bangladesh — Currency (Demonetisation) Order, 4 March 1972
- Federal Reserve — Pakistan’s Exchange Rate Policy, 1957
- IMF — Macroeconomic Policies and the Balance of Payments in Pakistan: 1972–1986
- SBP — Islamic Banking
- SBP — Historical banknote features
- SBP — Withdrawal of old design banknotes, 2015
- SBP — 75 rupees, Independence anniversary
- SBP — Issue of the commemorative 75-rupee note, 2022
- SBP — 75 rupees, central bank anniversary
- SBP — Issue of the commemorative 75-rupee note, 2023
- SBP — 10 rupees, security features
- SBP — 20 rupees, security features
- SBP — 500 rupees, security features
- SBP — 50 rupees: Karakoram
- SBP — 1,000 rupees
- SBP — 5,000 rupees
Droits, sources et légendes des six photographies : images-manifest.json.