MUR · Maurice

La roupie mauricienne

Une histoire de ports, de peuples et de papier

Une ancre britannique, des sous écrits en français, une roupie héritée des échanges avec l’Inde, un dodo dans une fenêtre transparente : l’argent de Maurice raconte une île reliée au monde. Pour en suivre le fil, il faut regarder les objets autant que les dates.

01 / MAURITIUS

Avant la roupie : l’argent des escales

Une pièce n’a pas besoin de porter le nom de Maurice pour raconter son histoire. Longtemps, la monnaie arrive par la mer : les navires apportent des espèces frappées ailleurs, tandis que les comptables tiennent leurs registres dans des unités qui ne correspondent pas toujours aux pièces disponibles. Cette différence entre monnaie de compte et monnaie de paiement est la clé des premiers siècles monétaires de l’île.

Il n’existe pas, avant le peuplement colonial, de système monétaire insulaire documenté à décrire. Les Hollandais entreprennent une installation en 1638 et quittent l’île en 1710. La prise de possession française de 1715 précède une implantation durable dans les années 1720. L’île de France devient une escale et un centre de commerce où se croisent les circuits européens et asiatiques. Les mots « livre », « piastre » et « roupie » y renvoient à des héritages différents, appelés à coexister.

Cette circulation accompagne aussi une société coloniale profondément inégalitaire, marquée par l’esclavage. Écrire son histoire monétaire ne consiste donc pas seulement à suivre les règlements du port : il faut se demander qui reçoit un salaire, qui possède un compte et qui peut disposer librement du fruit de son travail.

Gouvernement mauricien · Histoire de l’île

02 / MAURITIUS

1810 : une piastre née du manque de numéraire

À la fin de la période française, le manque de pièces conduit le gouverneur Charles Decaen à faire fabriquer une monnaie sur place. La piastre Decaen de 1810 porte la valeur de dix livres. L’avers associe l’aigle impérial à la légende « Isles de France et Bonaparte » ; le revers affirme la valeur dans une couronne végétale. L’île Bonaparte est alors le nom de La Réunion.

Le musée de la Banque de Maurice attribue sa conception au graveur et bijoutier Aveline et relie son métal à l’argent provenant du navire portugais Ovidor, capturé en 1809. C’est un épisode où la guerre maritime, l’approvisionnement en métal et la fabrication monétaire se rejoignent. La pièce donne une réponse locale à une pénurie : elle n’inaugure pas une production industrielle continue sur l’île.

La conquête britannique de décembre 1810 ne fait pas disparaître du jour au lendemain les instruments de paiement antérieurs. Une monnaie peut survivre au pouvoir qui l’a émise, tant qu’elle est reconnue dans les échanges. La piastre est ainsi un témoin de la transition entre deux administrations, plutôt qu’un simple souvenir de l’Empire français.

Bank of Mauritius Museum · Gallery

03 / MAURITIUS

1822 : une île, deux langages monétaires

Les autorités britanniques cherchent à fournir de la petite monnaie. Les émissions dites Anchor Money, ou monnaies à l’ancre, sont fondées sur le dollar espagnol. Une première livraison datée de 1820 est destinée à Maurice ; les frappes de 1822 concernent aussi les Antilles britanniques. La Royal Mint de Londres fabrique ces pièces dont l’ancre couronnée et les fractions doivent rendre les paiements plus commodes.

1/8 de dollar, 1822, argent. L’écu de George IV fait face à une ancre couronnée et au nombre VIII. Cet exemplaire percé est conservé par Museums Victoria. — avers1/8 de dollar, 1822, argent. L’écu de George IV fait face à une ancre couronnée et au nombre VIII. Cet exemplaire percé est conservé par Museums Victoria. — revers
1/8 de dollar, 1822, argent. L’écu de George IV fait face à une ancre couronnée et au nombre VIII. Cet exemplaire percé est conservé par Museums Victoria.Jennifer McNair / Museums Victoria · Notice · CC BY 4.0 · Images réduites et compressées.

La même année, une autre pièce montre combien les usages français restent présents. Les 50 sous de 1822 sont frappés à Calcutta, sous administration britannique, avec des inscriptions françaises. Sur une face, des palmiers et « Gouv. de Maurice et dép. » ; sur l’autre, la valeur et la mention du bureau du Trésor. Le changement de souverain n’a pas effacé la langue des transactions.

50 sous, 1822, argent, atelier de Calcutta. Palmiers à l’avers ; valeur et référence au Trésor au revers. Une monnaie britannique par l’administration, française par ses inscriptions. — avers50 sous, 1822, argent, atelier de Calcutta. Palmiers à l’avers ; valeur et référence au Trésor au revers. Une monnaie britannique par l’administration, française par ses inscriptions. — revers
50 sous, 1822, argent, atelier de Calcutta. Palmiers à l’avers ; valeur et référence au Trésor au revers. Une monnaie britannique par l’administration, française par ses inscriptions.Jennifer McNair / Museums Victoria · Notice · CC BY 4.0 · Images réduites et compressées.

Il faut résister à la tentation d’aligner ces objets sur une succession trop simple : une émission nouvelle ne remplace pas instantanément toutes les précédentes. Les espèces étrangères, les habitudes de compte et les décisions administratives se superposent. Les monnaies de 1822 rendent cette pluralité visible.

Museums Victoria · 1/8 dollar 1822, NU 12010 · Museums Victoria · 50 sous 1822, NU 14139

04 / MAURITIUS

Le sucre, les travailleurs et l’accès à l’argent

Au XIXe siècle, la plantation sucrière structure la vie économique de Maurice. L’abolition de l’esclavage en 1835 ne constitue pas le point de départ de toute immigration sous contrat : l’expérience britannique de recrutement de travailleurs indiens commence en 1834. L’Aapravasi Ghat, à Port-Louis, conserve la mémoire de ce vaste mouvement humain.

Le salaire, les achats à la boutique et les dettes font de la monnaie une réalité quotidienne. Mais toutes les formes de paiement ne donnent pas la même liberté. Le musée monétaire conserve un jeton du domaine de Schoenfeld : ces monnaies de domaine étaient utilisables dans l’espace de la propriété. Recevoir une valeur qui ne peut être dépensée ailleurs limite concrètement les choix du travailleur.

Cette histoire invite à distinguer une unité monétaire commune et les conditions réelles d’accès à l’argent. La roupie ne suffit pas, à elle seule, à faire disparaître les contraintes du travail colonial. Inversement, son adoption ne peut pas expliquer une immigration commencée plusieurs décennies auparavant. Les réseaux humains et commerciaux avec l’Inde précèdent la réforme de 1877 et aident à en comprendre le contexte.

UNESCO · Aapravasi Ghat · Aapravasi Ghat Trust Fund · Magazine 2019, histoire monétaire · Bank of Mauritius Museum · Gallery

05 / MAURITIUS

1877 : la roupie devient la référence commune

Le repère juridique se situe en 1876 ; sa mise en application est fixée au 1er janvier 1877. L’Order in Council du 12 août 1876 prescrit l’étalon de la roupie indienne. La réforme mauricienne retient une roupie divisée en 100 cents, alors que le système indien reste à cette époque organisé en annas et en subdivisions non décimales. L’alignement de l’unité ne signifie donc pas la copie de tous ses usages.

L’ancienne référence au dollar mauricien est remplacée à raison de deux roupies pour un dollar. Il s’agit de ce dollar historique, lié au monde de la piastre, et non d’une parité avec le dollar américain contemporain. Surtout, 1877 n’est pas la première apparition du mot roupie sur un instrument de paiement de l’île : des billets étaient déjà libellés en roupies au milieu du siècle.

1 cent, 1877 H, bronze. Le H sous le portrait de Victoria identifie Heaton & Son, à Birmingham. Au revers, MAURITIUS et la valeur décimale : une petite pièce de la réforme. — avers1 cent, 1877 H, bronze. Le H sous le portrait de Victoria identifie Heaton & Son, à Birmingham. Au revers, MAURITIUS et la valeur décimale : une petite pièce de la réforme. — revers
1 cent, 1877 H, bronze. Le H sous le portrait de Victoria identifie Heaton & Son, à Birmingham. Au revers, MAURITIUS et la valeur décimale : une petite pièce de la réforme.Heath Warwick / Museums Victoria · Notice · CC BY 4.0 · Images réduites et compressées.

La série divisionnaire de 1877 comprend 1, 2, 5, 10 et 20 cents. Les petits bronzes et les valeurs d’argent n’ont pas la même fonction dans les paiements. Le nom d’un pays sur une pièce n’indique pas nécessairement son lieu de fabrication : le cent photographié vient de Birmingham. Distinguer l’émetteur, l’atelier et le graveur permet de lire correctement un catalogue.

Aapravasi Ghat Trust Fund · Magazine 2019, histoire monétaire · Krus & Schuler · Currency Board Financial Statements, notice Mauritius · Museums Victoria · 1 cent 1877 H, NU 48205

06 / MAURITIUS

Le papier : promesse, signatures et portraits

Avant la banque centrale, l’émission passe par plusieurs acteurs. Les banques commerciales ont émis leurs propres billets ; le Board of Commissioners of Currency, créé en 1849, devient un acteur essentiel de la monnaie coloniale. Un billet n’est pas seulement une feuille imprimée : il engage un émetteur dont le nom et les signatures doivent inspirer confiance.

10 roupies, Government of Mauritius, 1930. George V, armoiries et valeurs en plusieurs écritures : l’autorité impériale s’inscrit dans un objet mauricien. Les plis témoignent de son usage. Billet historique retiré.
10 roupies, Government of Mauritius, 1930. George V, armoiries et valeurs en plusieurs écritures : l’autorité impériale s’inscrit dans un objet mauricien. Les plis témoignent de son usage. Billet historique retiré.Osama Shukir Muhammed Amin FRCP(Glasg) · British Museum · Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0 · Réduction et compression, sans recadrage.

Le billet de 1930 réunit trois niveaux de lecture. Le portrait de George V affirme la souveraineté britannique ; les armoiries et la mention de Port-Louis situent l’objet ; les écritures de la valeur témoignent d’un public pluriel. Une zone claire réserve une place au filigrane, tandis que guillochis, numérotation et signatures encadrent la promesse monétaire. Les plis rappellent qu’un billet conservé au musée a d’abord été un objet manipulé.

La production exige des compétences distinctes de celles d’un atelier de monnaies. Le musée souligne les liens anciens de Maurice avec l’imprimeur de sécurité Thomas De La Rue. Le papier imprimé peut porter une forte valeur sans contenir de métal précieux : sa circulation repose sur l’institution qui l’émet et sur sa reconnaissance dans les paiements.

Le rattachement de la roupie à la livre sterling est fixé en 1934 à 13⅓ roupies pour une livre. Ce changement de référence extérieure ne transforme pas le billet en livre : les montants locaux restent exprimés en roupies. La continuité du nom peut ainsi recouvrir une évolution profonde du régime monétaire.

Bank of Mauritius Museum · Gallery · Krus & Schuler · Currency Board Financial Statements, notice Mauritius

07 / MAURITIUS

1967–1968 : une banque centrale avant l’indépendance

La Bank of Mauritius est instituée en 1967, dans le cadre de la loi de 1966. Son premier gouverneur, Aunauth Beejadhur, prend ses fonctions le 1er juillet 1967. Le premier rapport annuel distingue les préparatifs, le début des opérations en août et l’établissement officiel en septembre. Plutôt que de réduire cette transition à une journée unique, il faut y voir une mise en place progressive.

Le changement est institutionnel. Une caisse d’émission veille d’abord à l’émission et à sa couverture ; une banque centrale dispose d’instruments plus larges pour agir sur la monnaie, le crédit et le système bancaire. L’indépendance du 12 mars 1968 trouve donc déjà en place cette nouvelle autorité. Elle ne crée pas une nouvelle roupie et ne supprime aucun zéro des prix.

Les billets de 1967 montrent encore Elizabeth II, mais leurs revers racontent l’île : bâtiments, port, canne à sucre et paysages. Le changement politique et la transformation des images ne suivent pas toujours le même calendrier. Maurice devient une république le 12 mars 1992 ; cette date ne doit être confondue ni avec l’indépendance ni avec l’origine de sa monnaie.

Bank of Mauritius · Annual Report 1968 · Bank of Mauritius · Virtual Museum · Gouvernement mauricien · Histoire de l’île

08 / MAURITIUS

Une même roupie, plusieurs régimes monétaires

L’indépendance conserve l’unité de compte, sans figer toutes ses règles. Le 5 janvier 1976, la liaison directe à la livre sterling est remplacée par un rattachement au droit de tirage spécial du FMI, alors composé d’un panier de monnaies. La Banque explique cette décision par les effets de la dépréciation de la livre sur le prix des importations.

Le mécanisme se comprend sans retenir un cours : lorsque la monnaie de référence baisse face à d’autres devises, les marchandises facturées dans ces dernières peuvent coûter davantage en roupies. Changer de référence cherche à mieux refléter un ensemble de relations extérieures. Cela ne modifie pas le chiffre inscrit sur une pièce déjà dans la poche de son détenteur.

En juillet 1994, le contrôle des changes est aboli. La croissance des activités industrielles, touristiques et de services élargit les usages de la roupie ; elle ne garantit pas mécaniquement une valeur extérieure stable. L’histoire institutionnelle est ici plus instructive qu’un récit de « monnaie miracle » : elle permet de suivre les choix qui accompagnent la transformation de l’île, sans attribuer à chaque nouveau secteur un effet monétaire automatique.

Bank of Mauritius · Quarterly Review, January–March 1976 · Bank of Mauritius · Role and Functions

09 / MAURITIUS

1998–1999 : renouveler les billets, représenter la société

La famille lancée le 30 octobre 1998 est rapidement appelée à être remplacée. Un communiqué de février 1999 maintient provisoirement les séries antérieures en circulation. Celui du 29 juin annonce la nouvelle famille à partir du 1er juillet 1999 et la fin du cours légal des billets précédents au 1er octobre 1999. Le billet de 1 000 roupies doit suivre les six premières coupures.

Ce calendrier est essentiel au collectionneur : deux billets proches par leurs couleurs et leurs portraits peuvent appartenir à des émissions juridiquement distinctes. La polémique de 1998 sur l’ordre des écritures tamoule et devanagari rappelle aussi que la disposition d’une valeur n’est pas un détail neutre. Le dossier retient les dates établies par l’émetteur, sans reprendre les récits contradictoires qui circulent sur l’ordre exact des langues.

Dans cette iconographie, les personnages mauriciens occupent une place majeure. Sir Jean Moi Lin Ah-Chuen figure sur les 25 roupies, Maurice Paturau sur les 50, Renganaden Seeneevassen sur les 100 et Sir Abdool Razack Mohamed sur les 200. Les grandes coupures montrent Sookdeo Bissoondoyal, Sir Charles Gaëtan Duval et Sir Seewoosagur Ramgoolam. Ensemble, ces portraits proposent une mémoire nationale à plusieurs voix.

Les scènes du revers déplacent le regard vers les lieux et les activités : Rodrigues, le marché, l’université, le séga ou le transport de la canne. Le billet articule ainsi reconnaissance des personnes et vie collective. C’est une sélection de mémoire, forcément partielle, que l’on peut lire et questionner comme une exposition miniature.

Bank of Mauritius · Banknotes in Circulation, 26 February 1999 · Bank of Mauritius · New Family of Banknotes, 29 June 1999 · Clifford Vellien / Reuters, 19 November 1998 · historical Usenet reproduction · Bank of Mauritius · Virtual Museum

10 / MAURITIUS

2013–2025 : le dodo entre dans la fenêtre

Le 22 août 2013, les coupures de 25, 50 et 500 roupies passent au polymère. Le support change plus que le récit visuel : il permet notamment une fenêtre transparente. Le dodo, déjà présent comme filigrane dans les générations de papier, devient un élément visible dans cette fenêtre. Le symbole patrimonial remplit donc aussi une fonction de sécurité.

Le polymère est choisi pour sa résistance, sa durée de vie et les dispositifs de protection qu’il permet. Une fenêtre fait partie du support lui-même ; elle ne se réduit pas à une image imprimée sur une surface blanche. Pour l’historien des techniques, ce passage est aussi significatif que l’évolution d’un portrait. Il transforme la manière de fabriquer et d’examiner le billet.

Les étapes documentées du passage au polymère
Date de mise en circulationCoupuresRepère historique
22 août 201325, 50 et 500 roupiesPremière introduction du polymère
5 décembre 20182 000 roupiesRemplacement du grand billet en papier
2 décembre 20241 000 roupiesNouvelle émission en polymère
20 juin 2025100 roupiesFenêtre et dodo ; coexistence annoncée avec le papier
18 juillet 2025200 roupiesNouvelle étape de la même transition

Cette chronologie évite une confusion fréquente : une première émission en polymère en 2013 ne signifie pas que tous les billets ont changé de matière cette année-là. Les passages sont échelonnés et les règles de retrait diffèrent selon les séries. Ce tableau raconte des émissions ; il ne remplace pas les avis de la banque sur le statut d’un exemplaire particulier.

Bank of Mauritius · Polymer Banknotes, FAQ 2013 · Bank of Mauritius · Annual Report 2013–14 · Bank of Mauritius · Rs2000 paper notes, withdrawal notice · Bank of Mauritius · Annual Report 2018–19, pp. 32, 120 (copie ARMC) · Bank of Mauritius · Rs1000 polymer, 2 December 2024 · Bank of Mauritius · Rs100 polymer, 20 June 2025 · Bank of Mauritius · Rs200 polymer, 18 July 2025

11 / MAURITIUS

Les pièces : du petit paiement à la mémoire nationale

L’histoire de la roupie ne s’arrête pas aux billets. La pièce met à l’épreuve un dessin dans un espace très réduit : valeur, effigie, relief et tranche doivent rester reconnaissables après des milliers de manipulations. L’avers est la face principale, souvent celle du portrait ; le revers porte fréquemment la valeur ou un motif. Cette convention se lit avec prudence, car les catalogues peuvent choisir une présentation différente.

La série portant Sir Seewoosagur Ramgoolam donne aux espèces une effigie nationale. Pour comparer les générations, il faut regarder ensemble le portrait, le millésime et la valeur ; un visage nouveau ne prouve pas l’existence d’une nouvelle unité monétaire. Les pièces de 10 roupies lancées en septembre 1997 et les 20 roupies associées au quarantième anniversaire de la Banque en 2007 prolongent cette histoire des valeurs de circulation.

À côté de la petite monnaie, les émissions de collection explorent d’autres matières. Les dodos d’or frappés par la Royal Mint célèbrent un animal disparu devenu emblème de Maurice. Les séries de platine de 2009 à 2011 honorent Ramgoolam et des lieux de mémoire, dont l’Aapravasi Ghat et Le Morne. Leur valeur faciale doit être distinguée du prix lié au métal et à la collection.

Ces fabrications rappellent les réseaux internationaux déjà visibles au XIXe siècle : l’autorité mauricienne choisit une émission, tandis que des ateliers spécialisés lui donnent sa forme matérielle. De Calcutta à Birmingham, puis aux productions contemporaines, la géographie des fabricants est une part de l’histoire de l’île. La monnaie nationale est aussi un objet issu de collaborations au-delà de ses côtes.

Bank of Mauritius · Annual Report 1997–98 · Bank of Mauritius · Annual Report 2007–08 · Bank of Mauritius · Commemorative and Dodo coins · Bank of Mauritius · Annual Report 2013–14

Les dates à retenir

  1. 1810La piastre Decaen est fabriquée sur l’île.
  2. 1822Ancre impériale et sous français coexistent.
  3. 1849Création du Board of Commissioners of Currency.
  4. 1876–1877Cadre juridique, puis mise en œuvre de l’étalon roupie.
  5. 1967–1968Banque centrale, puis indépendance.
  6. 1998–1999Deux familles de billets se succèdent rapidement.
  7. 2013–2025Introduction progressive des billets en polymère.

Sources et crédits

Les photographies de ce dossier montrent des émissions historiques. Les billets et pièces modernes sont décrits à partir des sources de l’émetteur ; leurs images ne sont pas reproduites lorsque les droits de réutilisation du dessin ne sont pas établis. Les légendes donnent l’auteur, la source et la licence de chaque photographie. Les adaptations d’images sous CC BY-SA 4.0 conservent cette licence.

Recherche et vérification documentaire : 15 octobre 2026. Les dates du polymère correspondent aux mises en circulation annoncées, non aux millésimes de tous les exemplaires. Les liens ci-dessous permettent de poursuivre la recherche ; le récit et toutes ses photographies restent consultables hors connexion.